Fumeurs despotes sur leur balcon

Ma mère âgée de 85 ans, qui a déjà eu un cancer et est atteinte de plusieurs pathologies chroniques (et a un vieux chien cardiaque) est obligée de vivre cloîtrée de 9h à plus de 21h (cela même en pleine chaleur, quand elle aimerait moins en souffrir en laissant l’air circuler un peu).

Et alors qu’elle a un beau balcon, grand, agréable, qu’elle aimait beaucoup, elle n’en profite plus.

Cela depuis environ 2 ans.

Pour quelle raison ?

Parce qu’un couple de personnes (pourtant âgées, mais moins que ma mère : environ 70 ans) s’est installé dans l’appartement du RDC de sa résidence (ma mère vit au 1er étage).

Ma mère leur une première fois demandé, très poliment, si le monsieur (et les invités occasionnels, famille et autres) pourraient aller fumer vers la façade de la cuisine, pourvue de fenêtres plus petites (avec moins de gêne occasionnée, donc).

Cela n’aurait pas représenté un gros effort pour les personnes, puisqu’il s’agit seulement de faire quelques pas supplémentaires sur leur balcon).

Première réponse de la femme ?

User, avec culot, du déni : son mari ne fume pas (mais non).

Une fois où j’avais aéré en grand, après un jour de canicule, la chambre de ma mère, entre 2oh (il avait déjà fumé vers 19h et on pouvait espérer un répit ensuite) et 21h.

Quand je suis venue tout fermer, la chambre était tellement emplie de l’odeur d’une nouvelle cigarette (fumée pile sous la porte fenêtre de chambre) que j’en suffoquais, et suis sortie la gorge irritée et les yeux rouges.

Ma mère, qui était fatiguée, avait prévu de se coucher tôt… A cause de cette énième indélicatesse (pour ne pas dire plus), j’ai dû la faire patienter une heure dans son salon, assise sur une chaise, pendant que j’aérais de nouveau (et que je me postais sur le balcon pour ne pas que le même scénario ne se reproduise).

Quand ils me voient postée sur le balcon ou entendent les fenêtres qu’on referme en catastrophe, cela les fait rire.

La femme, l’autre fois, a encouragé mari et visiteur (fils ou petit-fils ou autre) à fumer en disant (je l’entendais) : « Elle ne va pas nous emmerder encore. »

Voilà. On en est là.

C’est nous qui « emmerdons » les fumeurs.

Faire dix pas de plus, d’une façade à une autre sur leur balcon en restant sous leur auvent (au lieu de laisser le bras pendu à la rambarde, ce qui aggrave fortement les choses) les « emmerde ».

Le même scénario s’est produit hier soir.

Rebelote.

Journée de chaleur avec ma mère et son chien (qui a développé un oedème au poumon… les particules de fumée n’y étant sans doute pas pour rien) cloîtrés malgré le besoin d’air. Puis aération tard le soir. Invités. Et odeur de clope si forte que jusqu’à 22 heures (car oui, pas un souffle de vent, donc l’odeur stagne), je n’ai pas pu aérer.

Lorsque j’ai ouvert les fenêtres (plusieurs, en grand, il y en avait besoin) j’ai passé une heure entière (non, je n’ai rien d’autre à faire, je n’ai pas de vie  – eux oui mais moi pas, j’imagine) à faire des rondes d’une façade à l’autre, prête à refermer à la moindre « alerte clope ».

Les beaux jours, pendant 15 ans si agréables pour ma mère, qui lisait tranquille près de sa fenêtre ou profitait de son balcon, sont devenus un cauchemar.

Une femme de 85 ans, rescapée d’un cancer, ralentie par une maladie neurologique évolutive, se voit donc privée de petits plaisirs simples (mais aussi, plus grave, d’un air sain, et, l’été, de se rafraîchir) à cause du refus d’un voisin de faire quelques pas de plus sur son balcon et de ne plus fumer accoudé à la rembarde, main (et cigarette) en avant (et fumée montante, bien sûr).

Et vous savez, l’ironie de l’histoire ?

Ce même couple avait littéralement harcelé une ancienne voisine dans un studio de leur étage, qui fumait chez elle (ou à son balcon, tout petit) fenêtre ouverte, ce qui, de bas de porte en bas de porte, amenait de la fumée vers leur appartement (disaient-ils). Ils l’ont tellement ennuyée que cette femme a quitté son appartement.

Oui.

Vous lisez bien.

Et sans doute attendent-ils que ma mère âgée fasse de même…

Que la législation évolue, bon sang !

Unissons-nous et faisons-nous entendre.

Que les fumeurs fument les regardent, mais qu’ils soient au moins conciliants. (Et faute de cela, que la loi les condamne).

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Ils vous enfument régulièrement, ils sentent mauvais, et ils se moquent d'être une nuisance pour les autres: ce sont...

LES FUMEURS!

Venez réagir et témoigner de l'enfer qu'ils vous font vivre...